Enfant, j'étais plutôt réveur, tête en l'air. Adolescent, je commencais à m'ouvrir au monde, comme tout ado j'imagine. C'était le début de ma quête du "pourquoi". De multiples questions me parvenaient et je n'en détenait pas les réponses. Il fallait que je trouve et surtout que je résolve certaines questions existencielles. Je commencais à me prendre d'intêret pour la musique, la pop, la variété, tout ces textes Français ou Anglais à émotions desquels je pouvait tirer un bénéfice dans la compréhension du monde qui m'entourait et qui était si loin de mon idéal. Je m'intéressait à toutes ces séries "mélo" dans lesquels je m'identifiais, à tous ces films desquels on tire une morale. J'étais bien seul à voir les choses comme moi je l'ai voyé mais peu importe. J'ai alors été obligé pour m'intégrer au monde d'enfiler un costume imperméable. Je devais paraitre comme tout le monde, le plus détaché et le moins fragile. Je cachais ma sensibilité exacerbée. Dans la jungle, il valait mieux être lion parmis les autres fauves. J'y suis plutôt bien arrivé... Jusqu'au jour où il a bien fallu faire ressortir, le vrai moi pour accéder à quelques chose de plus grand, l'amour. Ce qui avait été une faiblesse pouvait devenir une force.
Aujourd'hui ... Je suis plus en accord avec moi même...
Je me plais à explorer les sentiments et les émotions dans leurs moindres détails et coucher mes ressentis sur du papier avec les mots qu'il faut. C'est une grande satisfaction que d'arriver à exprimer, l'appriori inexplicable, à exorciser certains maux, avec des mots et toucher d'autres coeur, profondément, intensément mais tout en douceur. Je ne l'explique pas mais dans ces cas, je me sens profondément vivant. Comprendre, créer, émouvoir, toucher, c'est sentir que l'on a un coeur, une âme. C'est sentir que sa sensibilité est partagé et bon dieu c'est rassurant. A une époque lointaine maintenant, j'en ai douté. Parcourir les émotions, c'est dépasser les limites de son corps et s'évader. C'est résoudre de grandes questions de ce monde. C'est rendre certaines choses plus accessible. C'est minorer le futile et majorer l'essentiel.
Le matériel, le visible, ca a ses limites, ses forces et ses failles en évidences.
Les sentiments, l'invisible, c'est l'inconnu, des forces insoupconnés, des failles qui vous desarment.
A la question du "Ai-je un don ?". Je répondrai non, pour moi je suis humain. Ce sont les autres qui ont trop de carcans emprisonnant leur âme, leur coeur, les empéchant de s'élever et de comprendre le monde comme il le faudrait.