Capeside, terre de rêve et d'espérance / C'est en t'écoutant que ma vie a pris un sens / Tu m'as accompagné sur ce chemin de vie / en me montrant que rien n'est jamais fini
Les mots, une arme à manier avec immense précaution, une arme à double tranchant. De quelques mots bien enchainés, il est possible de toucher un coeur, de le blesser, de le guérir, de l'apaiser, de l'emballer.
J'ai depuis toujours aimé écrire, coucher mes pensés intimes sur du papier. Pourquoi ai-je un tel intérêt pour ces mots ? Peut-être parce que plus jeune ils m'ont fait souffrir et qu'aujourd'hui encore j'en garde un souvenir cinglant. Peut être que du très fond de ma solitude, ils étaient mon meilleur compagnon pour arriver à comprendre le monde autour. Peut être parce que plus tard, ils ont fait fait écho dans mon âme et dans mon coeur à un moment où je me cherchais encore. Parce qu'aujourd'hui ils sont un exutoire, une manière d'extérioser mes pensées profondes, mes doutes et mes espoirs.
Je voulais écrire un texte plus ou moins positif pour un papa et son fils, si loin physiquement, l'un de l'autre à cet instant. J'ai remué de nombreuses idées, mixé de nombreuses rimes, accordés de multiples pensées. Il y a forcément un moment où un élément triste surgi et ça je le veut pas. D'un autre côté, un texte tout beau tout rose, ce n'est pas la réalité. Je suis donc bloqué à part à trouver la métaphore efficace, l'idée géniale. Peut être en dormant, en marchant, une idée me tombera dessus.
J'ai l'impression d'être écouté, apprécié pour ce que j'écris en ce moment. Dans un premier temps celà fait plaisir mais on réalise vite que les prochaines prises de paroles seront attendues. La peur de décevoir ne m'effleure pas car elle n'est rien à coté de la peur de faire mal. Face à des maux profonds, inguérissable, il faut forcément être finalement très direct pour toucher loin des coeurs meurtris, presque sourd. Viser bien, à côté ou mal, inconnue aléatoire. C'est un peu comme tirer une flêche les yeux bandés. On à la force dans le bras, l'arc idéal, la flêche fine et profilée à souhait. Arc tendu, on pas d'autre choix que de mettre tous ces espoirs dans cette seule flêche, cette seule chance. Un dernier élan et avec conviction décocher cette fléche. D'un sifflement léger, elle déchire l'air, traverse les murs et les armures et...