Bientot, bébé aura 36 semaines, il ne sera pas à terme mais il pourra naitre sans aucun soucis de santé. J'ai hate de le voir, de le prendre dans mes bras, de voir l'amour entre lui et sa maman, de veiller sur lui quand il dort, de lui faire sentir les petites peluches qu'on lui a trouvé, de sentir mon coeur battre comme jamais, de le protéger lui et sa maman, d'être père tout simplement. D'un autre côté, je me dis que pour l'instant, il est bien là où il est et qu'il prend des forces avant son voyage vers nous. Comme dirait la sage-femme, pendant l'accouchement, c'est un petit scaphandrier....
Les cours d'accouchements sont terminés d'ailleurs. Théoriquement, ma chérie est prête à achever le plus beau des miracles et moi je suis prêt à l'assister, modestement. J'imagine l'électro-choc que je vais avoir quand elle va me dire : "Ca y est , le travail commence..." ou "J'ai de plus en plus de contractions". Sans doute qu'en une fraction de seconde, on devient homme et on assume tout ce qui découle d'un accouchement, d'une naissance. Pour l'instant, je me sens fébrile. C'est pour moi un événement tellement grand, le plus important de ma vie sans nul doute. J'espère pouvoir tout donner à ma chérie et que tout se passera comme elle l'espère, comme elle l'a toujours rêver. Je l'espère fortement et que le ciel soit témoin de cette larme, preuve que ce désir est un voeu sincére et profond...